La vie est un combat
Mon parcours
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Dans ce résumé, je vous livre mon parcours, non pas pour simplement raconter une histoire, mais pour éveiller quelque chose en vous. Nous avons tous des récits inspirants à partager, et je crois que nos expériences, si elles sont transmises avec passion, peuvent éclairer le chemin des autres.
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Dès l’enfance, j’étais une véritable tornade d’énergie. Envoûté par les films d’arts martiaux, je rêvais de devenir aussi rapide et puissant que mes héros. À 9 ans, mon père m’a inscrit au Judo Club de Menton. En quatre mois, j’avais déjà absorbé les techniques comme une éponge et décroché ma ceinture jaune, félicité par le maître. Mais la vie a changé de décor: nous avons déménagé. À Port de Bouc, une ville où les jeunes étaient plus bagarreurs, j’ai dû rapidement apprendre à transformer mes compétences en judo en armes de survie dans la rue.
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Malgré tout, j’ai continué à m’entraîner dans un nouveau club dirigé par deux frères, maîtres de judo. Chaque randori était un test de ma résistance et de ma volonté. Mon judo évoluait à une vitesse folle. Puis, un jour, alors que je ne m’y attendais pas, l’un des maîtres me dit avec une rare intensité :
« Ton niveau dépasse les attentes. Tu es prêt pour la ceinture orange. »
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Ce moment a bouleversé ma vision des arts martiaux. J’étais jeune, mais plus seulement un passionné – j’étais en marche pour dépasser mes propres limites.
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À Saint Mitres les Remparts, sous la tutelle du maître Gérard Girardo, puis à Carcassonne, mon parcours s’est affiné. À 13 ans, dans ce dernier club, j’ai rencontré un rival dont la technique fluide et la maîtrise de la souplesse m’ont forcé à repenser mon approche. J’ai décidé de devenir meilleur, non pas en force, mais en finesse.
À 15 ans, je me suis hissé au niveau inter-régional, où le véritable défi a commencé : des entraînements impitoyables, des judokas redoutables, et une discipline de fer. À ce stade, la peur n’avait plus sa place. La puissance qui jaillissait de mes mains ne connaissait plus de limite. J’avais atteint une confiance que rien ne pouvait ébranler.
Et pourtant, au moment où tout semblait me mener vers une carrière de judoka professionnel, j’ai pris une décision inattendue : abandonner cette voie pour suivre un rêve plus profond. J’aspirais à devenir un artiste martial complet, comme mes idoles de cinéma. Alors, je me suis tourné vers le jujitsu japonais. Peu après, j’ai obtenu ma ceinture noire Shodan, une nouvelle consécration dans ce parcours atypique.
Pendant trois ans, j’ai affiné mes compétences en autodéfense, en trouvant fascinant l’art d’utiliser pieds, poings, et projections. Puis, à 17 ans, un autre tournant : le taekwondo, avec ses coups de pied éclairs et ses enchaînements spectaculaires. En quelques mois, ma souplesse s’est démultipliée. Sous la direction des maîtres Alain Juanole et Lee Won Sik, j’ai atteint des sommets en termes de rapidité et d’agilité.
Ma seule compétition fut lors de l’Open de France de casse, où j’ai terminé 4ème dans l’épreuve du saut en hauteur avec coup de pied ciseau. 2m42. J’ai brisé une planche placée à cette hauteur. Cette performance était aussi inattendue qu’intense.
À 22 ans, mon parcours a pris une nouvelle dimension lorsque j’ai intégré la Gendarmerie Nationale. En Martinique, j’ai rejoint le Peloton de surveillance et d’intervention (PSIG), une unité d’élite. Cela m’a appris la réalité du combat, armes ou à mains nues. Mais un obstacle médical a mis fin à ce chapitre, me forçant à revoir mes plans.
De retour en France, je suis retourné au taekwondo, tout en étant irrésistiblement attiré par le MMA. Les Gracie, ces légendes du combat, m’ont montré une nouvelle voie : celle de l’efficacité contre n’importe quel adversaire.
En 2015, après la naissance de ma fille, j’ai fait un choix radical : laisser derrière moi la carrière de chef cuisinier et retourner pleinement à ma passion. Je cherchais un art martial complet, capable de m’offrir ce que j’avais toujours voulu. Le Vovinam m’a offert cette complétude. Trois ans de pratique acharnée m’ont permis de décrocher ma deuxième ceinture noire et d’ouvrir mon école à Laval en 2018.
Mais diriger une école, c’est autre chose : cela vous façonne différemment. En enseignant, j’ai découvert des aspects du Vovinam que je n’aurais jamais perçus autrement. Puis, une rencontre a tout changé. Un maître de Tai Chi, nommé Dong, m’a appris à voir au-delà de la force. Grâce à lui, j’ai appris à me mouvoir avec grâce, à faire de la souplesse mon arme ultime.
En 2019, j’ai passé avec succès l’examen pour la ceinture jaune premier cap, après seulement six mois d’une préparation intense. Un effort acharné que je n’oublierai jamais. Et malgré les défis du Covid, j’ai continué à progresser, offrant des cours privés à l’extérieur en plein hiver, loin du confort habituel des dojos.
En 2024, je franchis un nouveau cap : 2ième Dang, Ceinture Jaune en Vovinam et Instructeur de Boxe Savate, discipline que j’étudie en parallèle depuis 2017.
Je suis également fier de mon parcours, enrichi par des entraînements en MMA, boxe et bien sûr, des expériences uniques comme mon passage au Vietnam, où j’ai eu la chance de m’entraîner au Liên Phong MMA aux côtés de Johny Nguyen, célèbre acteur hollywoodien et expert en arts martiaux.
Mais mon aventure ne s’arrête pas là. Chaque jour, je continue à évoluer et je suis déterminé à partager cette passion avec vous. Que vous souhaitiez vous initier au Vovinam, au judo, à la boxe, au sabre laser, à la self-défense ou à l’art du combat pur, je serai là pour vous guider et vous motiver à atteindre vos objectifs. Ensemble, nous allons repousser les limites !
Guillaume Raczinski